Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 21:38
Prendre le bus entre Damas et Palmyre, c'est comme prendre le bâteau pour une île inconnue.

Alors que les lumières de Damas disparaissent à l'horizon, nous traversons une vaste étendue dépeuplée.
Le car navigue dans cette mer de sable, il met le cap au 30 degrés nord et file à bonne allure, sans jamais virer de bord.
Après 120 miles, nous atteignons un morceau de terre verdoyante aux contours bien délimités.
L'eau douce y est présente et avec elle : des palmiers, des animaux, des Hommes, des habitations, une ville moderne, une autre antique. Celle pour laquelle nous sommes venus.















Nous sommes arrivés à bon port, nous débarquons ! Bis repetita pour JC, qui ayant tellement aimé ce trajet de trois heures, s'offrira le luxe d'un aller retour à Damas, pour récupérer un disque dur oublié dans un cyber-café...
Heureusement, plus de kilomètres que de mal!...

L'oasis est vieille de plusieurs siècles. Des traces du passage de plusieurs civilisations sont bien présentes : des tours-tombeaux, un château dominant l'oasis, une voie presque rectiligne bordée de colonnes, les vestiges d'une agora.





























Armés de quelques bouteilles d'eau, nous marchons sous 45° dans les traces des guerriers de Syrie !
On raconte que l'un deux, une femme appelée Zénobie, après avoir tué son mari, combatit sans défaillir, jusqu'à ce que l'empereur romain Aurélien, lassé des succès de cette dernière, parvienne à vaincre ses troupes et à la capturer.

Autre époque, autre armée : les Croisés venus d'Occident, ont eux aussi laissé des traces dans le paysage syrien. La mieux conservée d'entre elles, prend la forme d'une citadelle : le Krak des Chevaliers.
Les murs de ce château ont résisté aux assauts du temps et à ceux du Sultan Saladin (celui-là même qui reprit Jérusalem aux Croisés).















Qu'il est surprenant de se promener dans ces allées fortifiées, où à chaque recoin, l'on s'attend à tomber nez à nez avec un Croisé.
Qu'il est amusant de se perdre dans ces salles faiblement éclairées, où jadis régnait une grande activité.

















Un peu plus délabré, le château d'Al Marqab se distingue par son allure quadrillée, effet assuré par l'agencement de pierres de basalte (noires) certies par un joint de chaux (blanc).
De là-haut, nous avons une visibilité sur toute la région côtière environnante.
















Dernier arrêt dans notre épopée sur les traces des guerriers Syriens, le château de Saladin.
Lui se reconnaît par une mémorable tranchée qui le sépare de la montagne d'à côté. 
Une tranchée d'approximativement 20 mètres de large, pour 60 mètres de profondeur ( le tout creusé à la main...) a transformé une faiblesse topographique, en un atout stratégique !
Seul un pic est dressé au milieu de la tranchée, pour soutenir le pont levis.

















Pour plus de photos : Cliquez-ici
Publié dans : Journal de bord - Syrie
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